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Dans le cadre de leur scolarité, des élèves vont au cinéma, en parlent, et réagissent.

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Les élèves lisent les critiques de la presse sur Kamchatka

Les 3°E
une heure en salle informatique
pour lire ce que la presse avait écrit au sujet du film Kamchatka !

Voici une compil de ce qu'ont retenu 6 garçons de la classe 

Thierry R. et Maxime Z. ont choisi 3 extraits de critiques

   
Dans Zurban, un  magazine d'information culturel qui a cessé de paraître en 2006, voici ce qu'il était écrit

"Les acteurs, enfants compris, sont bouleversants de densité et d'émotion retenue."

          
                                                           
Teleram

Dans Télérama, en juillet 2009, le critique Pierre Murat écrit 

      "Emouvante chronique argentine. Avec plusieurs films sortis en 2004 et deux films cette semaine, le cinéma argentin brille par sa diversité, sa délicatesse et sa générosité. "


                                       telecineobs

Enfin,
dans le supplément télé/ciné du magazine hebdomadaire
"
Le nouvel observateur", voici de que Thierry et Maxime ont retenu :


" C'est touchant certainement exutoire mais trop appliqué dans le scénario
   et dans la réalisation pour être pleinement réussi."

Kamchatka 2 affiche
Affiche argentine / License CC - Ministère éducation nationale argentin-


Florent. V, quant à lui, a bien aimé la critique de Télérama, le magazine hebdomadaire d'information culturelle.

Vous qui n'avez pas tout compris en voyant le film, lisez-là !

Bien des choses s'éclaireront ....

La voici dans son intégralité :


" Il a 10 ans et ne comprend pas pourquoi sa mère vient le chercher en classe, un beau jour, et lui interdit de revoir son meilleur pote. Pourquoi ses parents les emmènent, lui et son frère, dans une maison isolée. En cette année 1976, il y a des patrouilles plein les rues de Buenos Aires... Ses parents lui demandent de changer de nom. Chouette ! Il choisit de s'appeler Harry. Comme Houdini, son idole, le roi de l'évasion, celui qu'il rêve de devenir, une fois grand. Règle no 1 : ne parler à personne, ne jamais répondre au téléphone...

La dictature, Marcelo Piñeyro la filme comme un orage lointain, mais menaçant. On la sent dans la terreur des parents qui les pousse à accourir dans la chambre des enfants, la nuit, au moindre bruit suspect. Dans la tendresse éperdue dont ils entou­rent les gamins : ces caresses, ces étreintes pourraient être les dernières.

On songe à Cría cuervos, où Carlos Saura dénonçait l'Espagne franquiste à travers les yeux d'Ana Torrent. Le petit Matías Del Pozo hérite du même rôle : refléter l'absurdité de la menace qui rôde.

Le réalisateur se permet et réussit tout : la danse inattendue, presque incongrue, du père et de la mère, lors d'un après-midi étrangement tranquille. Le jeu de société qui oppose Harry à son père : qui des deux parviendra à acheter le monde ? Qui, le premier, atteindra l'étape ultime : le Kamchatka ? Depuis quelques années, décidément, le cinéma argentin, proche du néoréalisme italien de jadis, brille par sa diversité, sa délicatesse et sa générosité."

 

 


Antoine. D, est allé sur le site "avoir-alire.com".

Un excellent site sur le cinéma d'hier et d'aujourd'hui avec des dossiers, des critiques, des forums ... Bref, pour tous ceux que le cinéma intéresse, un site à mettre dans ses favoris !

Antoine  a su y piocher une critique fine et approfondie sur la famille et l'identité, véritables sujets de ce film ..

La voici :

"Contrairement à ce que laisse présumer un bref résumé du film, Kamchatka n’est pas un long métrage sur le coup d'État argentin de 1976. Bien que Marcelo Pineyro dénonce la répression militaire qui a meurtri son pays, ainsi que la violence qui en a découlé, Kamchatka est en réalité un film sur la famille (que nous lèguent nos parents ?) et sur l’identité (comment faire lorsqu’on l’a perdue ?). Un film sur des parents qui tentent, comme ils peuvent, de conserver un semblant de normalité et de dignité alors que tout va mal.
Confiné dans une maison abandonnée et coupé du reste du monde, Harry ne sait pas exactement ce qui se passe dehors. Tout comme lui, le spectateur ne saura jamais ce qui survient réellement à Buenos Aires. Mis à part quelques soldats aperçus au début du film, le réalisateur a judicieusement choisi de ne rien nous montrer des événements politiques en cours, laissant ainsi planer une menace continue sur la famille, le danger pouvant surgir à n’importe quel moment. Et si au début Harry ne comprend pas pourquoi ses parents l’ont forcé à quitter son école et à ne plus parler à ses amis, il finira par s’amuser de cette drôle de la situation (par moment, il est vrai, assez comique). C’est dans cette douce claustrophobie que Harry deviendra, à son tour et à l’image de son père, un homme. Tout comme au Risk (un jeu de guerre et de tactique) auquel il joue régulièrement, Harry va apprendre (grâce au secret de Kamchatka) ce que veut dire résister."

 


le jeu du risk

Le jeu du Risk License CC / Flikr - Admrx


Sur le site des Cinémas indépendants parisiens,

http://www.cinep.org/,

Marc. G et Hugo L. ont choisi un extrait d'une intervention d'une critique chilienne Pamela Biénzobas à propos du film Kamchatka qui a eu lieu en octobre 2009 et qui fait référence à la dictature argentine.

Le voici :

" Dans tous les arts, il y a le risque d’une utilisation abusive d’étiquettes par origine, par

génération et par mouvements, réels ou pas. Il faut éviter le piège, assez courant, de mettre « Kamchatka » dans un grand panier intitulé « cinéma argentin ». Ceci peut être aussi abusifque de vouloir mettre ensemble, sous l’étiquette de « cinéma français », par exemple un film de Francis Veber et un autre de Jacques Audiard -ce qui arrive souvent à l’étranger.

Dans le contexte très varié de la production argentine, Marcelo Piñeyro est un réalisateur grand public, dont les films, plutôt classiques, s’exportent bien. Il a donc une réputation, enArgentine et ailleurs, de cinéaste à succès.

Kamchatka n’a donc pas la prétention d’être un film SUR la dictature ou la société argentine.On peut citer quelques titres d’époques et de styles différents pour ceux qui veulent creusercette voie :

« La historia oficial », de Luis Puenzo, un film de référence produit par Piñeyro même (car il a commencé comme producteur) , réalisé en 1984 juste après la fin de la dictature (Oscar 1985).

« Garage Olimpo », de Marco Bechis, 1999, grand film qui dès le titre qui désigne un centre de torture, affiche son intention de traiter le sujet de manière centrale.

« Crónica de una fuga », connu en France sous le titre de « Buenos Aires, 1977 », 2006,

d’Israel Adrián Caetano. Il prend l’histoire réelle d’un footballeur séquestré qui a réussi, avec d’autres, à s’enfuir d’un centre de rétention. La violence de la dictature est donc à l’origine et au cœur de ce film, même s’il se construit comme un film d’évasion."




Pour toutes ces recherches, bravo et merci !

Anne, la doc

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